L'Etat va débloquer plus de 6 millions d'euros d'ici 2012 pour développer 50.000 emplois en trois ans, ainsi que la formation, dans la filière des centres de relation clientèle, au terme d'un accord-cadre signé mardi avec trois syndicats et la fédération patronale SP2C.
"Au total, 18 millions d'euros seront mobilisés, dont plus de 6 millions d'euros de l'Etat avec pour objectif la création en 3 ans de 50.000 emplois dont 1.500 en contrats aidés, et le développement des compétences (formation, ndlr) de 5.300 salariés des entreprises du secteur", selon un communiqué du secrétaire d'Etat à l'Emploi Laurent Wauquiez.
L'argent doit servir à créer un observatoire des métiers de la relation clients, développer le label de responsabilité sociale, et appuyer la gestion prévisionnelle de l'emploi et des compétences (GPEC).
Il doit aussi favoriser la mobilité entre les entreprises et d'un secteur à l'autre, notamment pour d'ex-salariés de la vente à distance, via des structures type groupements d'employeurs pour l'insertion et la qualification.
Cet accord, signé par les syndicats CFDT, CFTC et CFE-CGC, a été rejeté par la CGT et FO. Il intervient après des accords similaires pour les secteurs de la vente à distance, de l'intérim, de la presse, du BTP, ou de la chimie, etc.
"L'accord nous pose un problème de fond, qui est de subventionner des formations par l'Etat ou des fonds européens dans un secteur pas en crise, qui fait des bénéfices et a du mal à recruter car il veut des Bac+2 mais payés au Smic", a expliqué à l'AFP Xavier Durot de la fédération CGT des sociétés d'études et prestataires.
"En outre, l'accord couvre tous les
centres d'appel (3.500 en France, 210.000 emplois dont 40.000 en centres externalisés) et mélange des choux et des carottes, car il y a des métiers très différents, selon qu'on travaille pour une plate-forme externalisée, type Teleperformance, Webhelp ou Arvato, ou que la personne travaille à la Sécu ou dans une banque et fait du service clientèle à distance. L'évolution de carrière et les besoins ne sont pas les mêmes", selon lui.
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